lundi 31 mars 2008

Sex and the city

L'autre jour, je regardais d'un oeil distrait "Sex and the city". Mon oeil était distrait parce que j'ai déjà vu cette série au moins 2 fois: une fois avec attention (j'adorais), une fois avec moins d'attention (je suis pas fan non plus). Mon oeil était d'autant plus distrait que je me souvenais assez bien de ces épisodes. Oui, en fait, j'ai vu quelques épisodes d'affilé, en faisant autre chose, alors que je n'étais pas tombée sur cette série depuis des lustres. Et ces épisodes formaient un tout qui m'a marquée, comme si c'était un signe. Ou alors, je vois des signes partout? Bref, je reprends.
Carrie sort avec Aiden. Il est beau, gentil, attentionné, parfait. Mais elle retombe sur son ex, Big (j'espère que je n'écorche pas trop les noms, j'ai la flemme de vérifier) qui, honnêtement, bien qu'il ait des qualités, est vachement moins bien qu'Aiden, tout le monde, y compris Carrie, est d'accord là-dessus. Mais elle trompe quand-même Aiden avec Big. Elle en souffre, elle se sent coupable, elle se sent humiliée d'être obligée de prendre des rendez-vous avec Big dans des hôtels, elle supporte mal la gentillesse d'Aiden, qui ignore tout, envers elle, mais elle ne peut pas s'empêcher. Elle décrit ça comme une lame de fond, quelque chose de plus fort qu'elle. Les deux premières fois que j'ai vu ces épisodes, je ne les ai pas compris. Je ne comprenais pas comment on pouvait faire quelque chose comme ça "contre sa volonté". Du coup, je ne comprenais pas qu'elle puisse continuer si ça la faisait tellement souffrir. Maintenant, je comprends. Même si je n'ai jamais couché, même si je n'ai jamais passé ce cap (Dieu, s'il existe, merci), je comprends cette impression de ne pas être maître de ses sentiments (bon, ça, à la limite, c'est plutôt normal) ni même de ses actes. Ne pas être maître de ses actes, ça, c'est très perturbant. Décider à 9h qu'on n'enverrait pas de mail et en envoyer un à 9h15. Décider qu'on refuserait de déjeuner et le proposer.
C'est ce qui est le plus perturbant en fait, l'impression qu'on ne peut pas lutter, qu'on ne contrôle rien, qu'on ne choisit rien, qu'on n'est qu'une marionnette entre les mains d'on ne sait qui. Pas de la personne aimée, en tout cas (pas dans mon cas, tout du moins)

Quelques épisodes plus tard, après que ce soit fini avec Big, rongée par la culpabilité, le remords, et animée aussi, je pense, par le respect qu'elle a pour Aiden, elle lui avoue tout. Il répond "j'aurais préféré ne pas savoir" et la quitte.
Moi aussi, j'ai été tentée de tout dire à mon mari. Je ne l'ai pas fait par peur de le perdre, par pure lâcheté.
En voyant cet épisode, je me suis demandée si Carrie, elle aussi, n'avait pas tout avoué par lâcheté, une autre forme de lâcheté. Est-ce qu'elle n'arrivait plus à garder ça pour elle? Est-ce par peur de ne plus pouvoir se regarder dans la glace? En avouant, elle cherchait forcément le pardon. Donc, pouvoir à nouveau redresser la tête. Tant que les choses sont cachées, on est seul avec sa conscience. Si sa conscience n'est pas très bavarde, tout va bien. Si sa conscience nous fait souffrir, avouer n'est-il pas un moyen de se décharger de sa culpabilité?

dimanche 30 mars 2008

Liberté

Je n'ai pas pu écrire depuis 4 jours.
J'ai créé ce blog comme un espace de liberté et il c'est lui qui m'a violemment rappelé mon absence de liberté.
J'ai été surveillée, épiée durant 4 jours, impossible d'écrire ici.

Bien entendu, c'est faux. Je n'étais pas très inspirée, je n'arrivais pas à écrire dans les transports en commun, il me fallait juste un peu de temps pour me poser devant une feuille ou l'ordinateur et écrire, écrire, en attendant que l'inspiration vienne. Chose que je ne peux pas faire dans les transports en commun: pas assez de temps, que je ne peux pas faire au bureau: pas assez de temps, que je ne peux pas faire ici: pas assez libre.

La vie à deux, c'est céder une partie de sa liberté en échange d'autre chose. Ca ne m'a pas manqué pendant des années. Ca m'oppresse depuis quelques temps.
Mon mari et moi, nous avons toujours été un couple fusionnel. On se disait tout, on partageait tout, joies, peines. Depuis que mes soucis ne peuvent pas être partagés, je me dis que j'ai sans doute eu tort de ne pas me garder un espace de liberté. C'est une chose de devoir rester fidèle, c'en est une autre de ne pouvoir exprimer la frustration que cela engendre. Je dois porter mon fardeau seule. Je dois le cacher. Et je n'ai pas la liberté de m'épancher.

J'ai été interrompue 3 fois pendant la rédaction de ce simple billet.
Je ne sais pas si je tiendrais encore longtemps comme ça.

mardi 25 mars 2008

Pas envie

Pas envie d'écrire.
Pas envie qu'on soit amis.
Pas envie que l'amour s'arrête.
Pas envie qu'il continue non plus, d'ailleurs.
Pas envie de quitter mon mari.
Pas envie d'être seule.
Pas envie de souffrir.
Pas envie d'aimer.
Pas envie que ça continue.

Envie que tout s'arrête.


Il me dit qu'il est heureux.
Pendant des mois, j'ai tout fait, avec mes faibles moyens, pour essayer de le rendre plus heureux. J'ai essayé de lui faire comprendre qu'il fallait tourner la page avec son ex (et quand ça commençait à marcher, elle est revenue, mais passons), j'ai essayé de lui faire reprendre confiance en lui, quand il rencontrait des filles, j'ai essayé de l'encourager, je l'ai incité à sortir, à creuser à l'intérieur de lui, je l'ai soutenu, encouragé, j'ai été gentille, attentionnée, passionnée, je lui ai dit qu'il serait heureux, qu'il le méritait, j'ai voulu qu'il soit heureux, avec ou, surtout, sans moi, je l'ai voulu, de toutes mes forces, de toute mon âme.
Il me dit qu'il est heureux.
Et j'en pleure.

Je me suis menti à ce point-là ou est-ce autre chose? Est-ce parce que ça a été trop brutal, que je n'ai rien vu venir? Est-ce parce que je la déteste à cause de tout le mal qu'elle lui a fait, parce que, lors de nos discussions "d'avant", j'ai pris l'habitude de la détester pour tout le mal qu'elle lui avait fait et, surtout, pour tout le bien qu'elle ne lui avait pas fait? Est-ce parce qu'il est heureux que je pleure ou parce qu'il est heureux avec elle?
Je ne sais pas.
Est-ce important?
Est-ce que l'important, ce n'est pas seulement que je devrais être heureuse pour lui et que je ne le suis pas? Et que, par conséquent, je suis une mauvaise amie?

lundi 24 mars 2008

Neige

J'ai rêvé de neige.
Recouvrant tout: les trottoirs, les fleurs, les toits, l'herbe.
Recouvrant tout: les souffrances, les questions, les doutes, les amours.

Tout est recouvert et blanc aujourd'hui. Le bruit dans ma tête est assourdi. Mes pensées sont des flocons cristallins qui tombent en silence sur une couche d'autres idées au repos.

Je profite de ce calme qui durera comme dure la neige: des semaines ou quelques heures.
Quand elle fondra, je découvrirais ce qu'il y a en dessous. Est-ce que tout sera différent? Est-ce que tout sera identique? Est-ce que tout sera dévasté? Est-ce que la vie aura poussé sous cette neige?

dimanche 23 mars 2008

Format T.E.C.

Avant, j'étais capable d'écrire des pages et des pages. J'attrapais quelques feuilles, je prenais mon crayon et une gomme et 1h plus tard, j'avais 3 à 5 feuillets noircis et raturés, parfois même plus, de pensées, de joies, de peines, de vie. Avec l'ordinateur, j'ai pu écrire encore plus. Time New Roman taille 10, en 1 heure, j'avais 2 ou 3 pages Word. Depuis environ 1 an, j'écris essentiellement dans les transports en commun. 1h de trajet pour 30 min max de temps "utile" à l'écriture, serrée au milieu des autres, les soubresauts du train ou du bus, bref, les conditions minimums pour écrire. Il m'arrive encore d'en sortir plus d'une page, mais c'est rare. De manière générale, j'ai de plus en plus de mal à écrire de longs textes, même quand je suis tranquillement installée dans mon bureau. Mon "style" est formé par les transports en communs. Format T.E.C.

vendredi 21 mars 2008

Energie

Je déploie tellement d'énergie à cacher mes émotions, à cacher ma peine, à déguiser ma souffrance, qu'il ne m'en reste plus pour resserrer les liens avec mon mari.

jeudi 20 mars 2008

A quoi rêver?

Je suis fatiguée.
Hier, j'étais désespérée, puis j'ai appris qu'il ne m'aimait plus. Alors, j'ai craqué, j'ai pleuré sans pouvoir m'en empêcher, j'ai étouffé mes sanglots pour pas que mon mari m'entende, j'avais mal à la poitrine de trop les réduire au silence, je me suis tournée et retournée dans mon lit, je me suis levée, j'ai re-pleuré et je me suis recouchée et je me suis re-retournée et j'ai fini par dormir 4h. Aujourd'hui, je suis fatiguée. Je voudrais que tout s'arrête, tout simplement.
Hier matin, j'étais une femme potentiellement infidèle, c'était pas glorieux. Aujourd'hui, je suis une pauvre fille mariée, amoureuse d'un autre, sans réciprocité, c'est minable.
Je me sens tout le temps minable, de toute façon.
Il a "des sentiments pour moi. Il "tient à moi". Il veut qu'on soit "Amis". Moi, je serais ravie qu'on soit Amis. Mais j'y crois pas. Il s'éloigne chaque jour un peu plus de moi et tous les efforts que je fais pour l'empêcher de s'éloigner trop loin, pour qu'on garde notre complicité, notre affection et notre confiance, à défaut d'amour, tous ces efforts ne servent à rien, il s'éloigne. Il ne se confie plus pour ne pas me faire de mal. Je ne me confie plus pour pas qu'il se sente mal. Si je le fais quand-même, il se renferme. Il dit qu'il veut être là pour moi, mais il met de la distance. Et il ne me console plus. Je crois qu'il ne trouve plus de mots. Quels mots dire quand on est casé et quand on n'est plus amoureux?
Amis, oui. Je ne veux pas le perdre. Mais je ne vois pas comment. Et je suis tellement fatiguée.
Je ne sais plus quoi faire, comment me comporter, ni même quoi rêver. Réfléchir à tout ça, ça fait mal, ça fait pleurer. Ne pas y penser, c'est le perdre. Il ne fera rien pour rester. Ce n'est même pas de la mauvaise volonté, c'est dans son caractère. Et peut-être qu'il a compris aussi que ce n'était pas dans l'intérêt de son couple.
Il ne m'aime plus.
Et moi, je suis fatiguée.
Je voudrais dormir 15 ans.
Je l'ai peut-être déjà perdu. Pas mon amoureux, mon "lui". Il a changé. Je ne le reconnais plus.
Il ne m'aime plus.
Larmes.
Fatiguée.

mercredi 19 mars 2008

Y'a des jours...

Y'a des jours où ça va à peu près. Je suis presque gaie, je souris, je ris même.
Y'a des jours où ça va pas du tout, j'ai les larmes aux yeux tout le temps, elles coulent même parfois et je dois les cacher, trouver des excuses.
Y'a des jours où je ne ressens plus rien. Plus de joie, plus de peine, plus d'amour pour personne, rien. Ce sont les jours les plus reposants, mais je les déteste.
Et y'a des jours, comme aujourd'hui, ou je suis simplement triste et désespérée. Des jours où j'ai l'impression que ça ne s'arrêtera jamais, que chaque pas en avant sera suivi d'un pas en arrière, que je ne retrouverais jamais ni bonheur ni paix.

Mon "histoire"

C'est pas que j'ai franchement envie de la raconter, mais c'est le seul moyen pour que les lecteurs, vous, comprennent au lieu d'essayer de deviner.

J'ai rencontré mon mari il y a longtemps. Moi qui disais que le coup de foudre n'existe pas, je me suis rendue compte très récemment que lui et moi, ça avait été un coup de foudre. C'est l'avantage de "tout ça", ça m'a permis de réfléchir sur beaucoup de choses. Y compris ça: le coup de foudre existe, je l'ai vécu. Mais si lui et moi, ça a collé tout de suite, on a pris notre temps. Nous étions jeunes, nous avions la vie devant nous. Nous étions tous les 2 étudiants, plus ou moins chez papa-maman, nous nous sommes vus régulièrement pendant quelques années avant de prendre un appartement ensemble, tout naturellement. Les années ont passé, les appartements aussi. Il n'y a pas longtemps, nous en avons acheté un ensemble. Je parlais de temps en temps de mariage mais, comme toute la famille d'ailleurs, je n'y croyais plus. Il y était farouchement opposé. Un jour, il a dû réaliser que l'achat d'un appartement était un engagement quasiment aussi grand qu'un mariage et, quand je lui en ai parlé, sans trop y croire, il a trouvé que c'était une bonne idée, et nous nous sommes mariés. (Je suis effarée, en me relisant, de la froideur de la description que je fais. Pourtant, j'aime profondément mon mari, je suis très fière de ce que nous avons construit ensemble et c'est un homme merveilleux, intelligent, drôle, présent et attentionné. Quasiment parfait. Et j'en parle d'une manière si froide! Je le mets dans mes notes, j'essayerais de développer ça un jour dans un autre billet).

Bref, je ne me suis pas mariée par hasard avec un homme qui ne me convient pas.
Nous nous aimons, tout va à peu près bien dans notre vie de tous les jours, sexuellement aussi, tout baigne. Je ne l'ai jamais trompée, je n'en ai jamais éprouvé le besoin.

Toujours en bref: j'ai tout pour être heureuse.

Et, il y a 3 ans, j'ai rencontré quelqu'un. Ou, comme je l'explique dans le billet précédent, je me suis faite bêtement avoir, je suis tombée amoureuse sans m'en rendre compte.
Depuis, doutes, culpabilité, tout ça.
Douleur, surtout.
Je ne pensais pas qu'on pouvait souffrir autant sans être malade ou avoir perdu un être cher.
Alors bon, je passe les détails, j'y reviendrais sûrement une autre fois, dans d'autres billets, mais là, je veux juste faire court et efficace. Je n'ai pas du tout envie d'écrire ce billet, en fait, parce que ça fait vraiment mauvais roman et je me sens tellement minable quand je raconte ça. Car, peu importe comment je le tourne et les excuses que je peux éventuellement me trouver, et peu importe si je n'ai jamais couché avec un autre homme que le mien, ça reste de la trahison.
Donc, bref, après des mois et des mois de douleur et de souffrance, j'ai réussi, non pas à moi ns souffrir, mais à ne plus penser tout le temps à la souffrance, en m'occupant l'esprit constamment avec des copains que j'ai récemment rencontrés avec qui je suis toute la journée sur la messagerie instantanée, en conversation à 2, 3 ou 4, à partir du bureau.

Est-ce que vous me voyez venir?

L'un de ces copain était célibataire. Sa copine l'avait quitté quelques mois auparavant. C'est un type bien, curieux mélange de timidité et d'aplomb, d'arrogance affichée et de manque de confiance en soi chronique, avec une vulgarité machiste qui cache (mal) un grand romantisme.
Le meilleur moyen d'oublier ses problèmes, c'est de s'intéresser à ceux des autres, vérité première qui en cachait une autre dont j'aurais dû pourtant me souvenir puisque j'étais encore en plein de les conséquences de cette vérité: à trop se rapprocher de quelqu'un, on peut en tomber amoureux. Dont acte.
Et ce fut réciproque. Alors bon, re-galère, re-souffrance, re-culpabilité. Par contre, là, j'avais décidé de ne pas lutter. Je n'étais pas pressée de passer à l'acte, j'avais même bien l'intention de repousser le plus possible, mais il était hors de question de nager comme ça à contre-courant, de se faire souffrir pour rien. Heureusement ou hélas, sa copine, celle dont j'ai parlé plus haut, a soudain décidé de revenir. Et lui, il a décider de se redonner une autre chance avec elle. Et comme c'est un type bien, il est hors de question pour lui de continuer avec moi. Et comme c'est un type bien, il ne me laisse pas non plus seule dans mon coin. Et comme je veux son bonheur, j'essaye d'accepter ça. Et comme je ne suis pas parfaite, j'ai du mal.
Et l'autre homme? Celui qui a troublé en premier ma tranquillité? Pourquoi je n'en parle pas? Parce que j'essaye de l'oublier. Ce qui n'est pas facile, parce que je suis obligée de le croiser régulièrement. Et je n'en parle pas parce que j'ai enfoui en plus profond de moi les sentiments que j'éprouve pour lui. Et que je sais bien que si je creuse, tout va revenir, comme à chaque fois que j'ai cru que "c'était fini". Et que j'ai bien assez de problèmes comme ça.

Voilà.

Voilà un résumé que j'espère à peu près sincère de ma situation actuelle. Fait à contre-coeur. Les mots ne viennent pas, la rage est là. Je suis seule ce soir. Mon mari est malade et dort sur le canapé, et mon "amoureux" est chez sa copine ce soir. Et les mots me brûlent, ils sont laids, ils font mal car ils ne veulent pas sortir, mais je dois à mes 2 ou 3 lecteurs, au moins à vous, les 2 qui ont laissé un commentaire, oui, je vous dois l'honnêteté. Plaignez-moi ou jugez-moi, mais au moins, maintenant, vous savez.

lundi 17 mars 2008

Infidélité

Il faut vraiment être con/conne ou salaud/salope pour tromper son mec ou sa gonzesse.

Ca pouvait se comprendre à l'époque des mariages arrangés, à l'époque où le divorce n'existait pas, à l'époque où le divorce était très mal vu, mais maintenant? Dans certains cas, on peut trouver des (mauvaises) excuses à l'adultère, voire même, dans certains cas extrêmes, des circonstances atténuantes. Par exemple (à classer dans la catégorie excuses ou circonstances atténuantes, selon l'austérité de votre morale), quand l'un des deux a tellement verrouillé l'autre financièrement que partir est très difficile, ou quand le couple est déjà fini et que l'on teste le nouvel être aimé. Mais, dans 90% des cas, c'est tout simplement inadmissible. Je ne parle pas, bien sûr, des couples libres où il est bien convenu, dès le départ, que chacun a le droit de coucher ailleurs, mais du véritable adultère, celui qui consiste à tromper son conjoint, lui mentir.

C'est vrai, quoi! Si on n'aime plus, s'il (elle) ne suffit plus, il faut avoir le courage et l'honnêteté, par respect pour l'amour qui a existé, par respect pour l'autre, de le dire, d'assumer et d'essayer de faire en sorte que cette séparation se passe le moins mal possible, comme des adultes.

C'est du simple bon sens, non?


J'étais comme ça, y'a 2 ans. Bon, j'essayais de ne pas émettre de jugement aussi définitif, mais c'était ce que je pensais au fond. En tout cas, clairement, l'adultère, c'était pas pour moi.


Et puis un jour, j'ai rencontré quelqu'un. Enfin, pas exactement, d'ailleurs. C'est comme ça qu'on présente habituellement les choses, mais c'est beaucoup plus insidieux que ça. L'expression exacte serait plutôt: un jour, je me suis rendu compte que j'éprouvais des sentiments forts, beaucoup trop forts, pour quelqu'un que je considérais comme un copain. Ca m'a fait un choc, je n'avais rien vu venir. Mais c'était déjà trop tard. Et mes sentiments étaient partagés.


La "moi" d'il y a 2 ans aurait dit "rien de plus simple, ça va faire un peu mal, mais il suffit de reculer". Mais non. Il y avait certainement d'autres choses dans ma vie qui ont fait que je n'ai pas pu reculer, mais c'est un fait, je n'ai pas pu. J'ai pu résister, j'ai pu souffrir, j'ai pu culpabiliser, mais pas reculer. J'avais l'impression de ne plus être maîtresse de moi-même.


Je n'ai pas "consommé", merci mon Dieu, si tu existes.

Mais je souffre.


La moi d'il y a 2 ans n'aurait pas compris. "Si tu l'aimes, pourquoi tu ne sors pas avec? Quitte ton mari, ce serait plus honnête, puisque tu ne l'aimes plus. Ok, c'est pas facile, mais tu lui dois, tu te dois bien ça"

Oui, mais...

Mais la moi d'il y a 2 ans n'imaginait pas qu'on pouvait aimer 2 hommes à la fois. C'était complètement inconcevable pour elle.

Et moi, maintenant, je comprends.

Je comprends qu'on peut aimer 2 hommes à la fois. Je comprends que l'amour que j'ai pour mon mari, le temps passé avec lui, le temps à construire avec lui est en concurrence avec la passion d'un nouvel amour. Et je comprends que le choix puisse être impossible.

Rêve

Un rêve étrange, touffu, dense comme je les aime. Un peu oppressant par moment, mais ce n'est pas grave. Un rêve difficilement racontable et qui va perdre toute sa magie à essayer de le raconter.

Une grande maison, style "maison hantée" mais sans fantôme. Une ambiance post-apocalyptique où des survivants apeurés ont trouvé refuge dans cette maison. Un fou qui vient rôder dans ses couloirs la nuit. Ma rencontre avec ce fou effrayant mais qui, finalement, parle de façon assez sensée quand on prend le temps de l'écouter et avec qui je deviens amie. Cette maison qui se transforme en jeu de télé-réalité dont je me suis absentée un jour pour voir, à mon retour, mon pire ennemi me proposer de partager sa récompense aux dépends de sa meilleure amie avec qui il s'est brouillé durant mon absence. Une fête dans cette maison redevenue lugubre, avec Madonna période "Vogue" qui vient danser de façon provocante devant moi et moi qui joue le jeu. Madonna, toujours, version "Who that girl?" qui vient sonner à la porte le lendemain et qui me rejoint, sous les yeux ébahis de tous, dans la salle de bain pour une partie de jambes en l'air.

Pourtant, dans ma vie, ni apocalypse, ni grande maison, ni ami un peu fou, ni ennemi, ni homosexualité. Comment interpréter tout ça?

dimanche 16 mars 2008

Attente

Il l'attend. Il ne sait pas si elle va venir. Et moi, j'attends qu'il sache.

Rien de définitif si elle ne vient pas. Il sera triste et il l'attendra une autre fois.

Mais si elle vient...

Si elle vient, il ne sera pas là pour moi ce soir sur internet.

Nous ne parlerons pas toute la soirée par msn.

Je serais là, avec mon mari et mes chats, je jouerais aux jeux vidéo, nous regarderons la télé, comme d'habitude, mais sans lui de l'autre côté de mon écran.


Bien sûr, il n'y a rien de bien dans cette envie de l'avoir là, seul derrière son écran, présent uniquement pour moi. Mais ce besoin est si fort, pourtant.

Une histoire non consommée, terminée avant même d'avoir commencée. Un amour qu'on cherche désespérément à transformer en amitié.


Si elle vient, je serais triste.

Si elle ne vient pas, il sera triste, donc, je serais triste.

Pourvu qu'elle vienne.





Elle est venue. Bobo.

samedi 15 mars 2008

train-train

Un train
J'ai pris un train.
J'étais là, je suis ailleurs.
Voyage.
Voyage court, voyage long.
Des gens.
Des gens dedans, des gens dehors.

Aujourd'hui, j'ai pris un train. J'ai vu des gens l'attendre, j'ai vu des gens en descendre, j'ai vu des gens avec moi dedans. Mon train à moi m'emmenait vers un moment de paix et de bonheur simple. Ce même train emmenait d'autres gens à une réunion, dans leur famille ou ailleurs. Vers du bonheur, vers du malheur ou vers de l'ennui. Et nous étions tous côte à côte, mais chacun dans un train différent.
Et comme moi je savais où j'allais, aucun moment je ne me suis demandée où ils allaient.

Et je crois que toute notre vie se déroule ainsi: on se côtoie, et on s'en fout.

vendredi 14 mars 2008

Il en faut peu...

... pour être heureuse.

Voir un ami très cher à déjeuner.

Parler de tout et de rien.

Manger un cheeseburger et une mousse au chocolat.

Un gros bisou sur la joue.

Un petit câlin à l'américaine sur le quai.

Et je suis, en revenant, heureuse :)
.

jeudi 13 mars 2008

incertitude

Quoi de plus insupportable que l'incertitude?
J'attends de savoir. Je cherche à deviner. J'imagine des scénarios. "Et s'il se passe ça, quelles conséquences? Et si c'est plutôt comme ça?"
Et ma tête bien trop petites pour toutes ces idées chauffe et repasse en boucle les hypothèses déjà imaginées, pour chercher la faille, pour imaginer d'autres conséquences à une conséquence déjà imaginée.
A quoi ça sert? A rien.
Ca fait du bien? Parfois.
Ca fait du mal? Souvent.

Pourquoi ne pas éviter d'y penser, alors? Parce que c'est impossible.

Il y a bien sûr la possibilité de se forcer à penser à autre chose, mais quand tout nous fait penser à l'objet de notre réflexion, on y revient toujours, sans s'en rendre compte.
Il suffit, grossière erreur, de se laisser aller.

Mais si on se force à longueur de journée à penser à autre chose, on y pense tout le temps.

Je ne suis pas encore prête à parler ici du principal sujet qui me préoccupe. Peut-être plus tard, dans un autre billet. Tout ce que je peux dire, c'est que j'y pense tout le temps. Et que tout le temps, c'est long.

le grand saut

Ca a l'air bête comme ça, mais ça fait longtemps que j'hésite à créer un blog.
Parce qu'il a pour but de confier mes pensées, comme espoir de voir des réponses, des avis.
Mais confier ses pensées, c'est les exposer au monde (ce qui n'est pas très important) mais aussi aux proches (ce qui est plus grave).
Mais bon, quand faut y aller...

Peut-être n'irais-je pas loin de toute façon, peut-être me briderais-je. Mais j'espère que non.

Je ne suis pas très inspirée pour mon premier billet.

Peut-être plus tard?