lundi 17 mars 2008

Infidélité

Il faut vraiment être con/conne ou salaud/salope pour tromper son mec ou sa gonzesse.

Ca pouvait se comprendre à l'époque des mariages arrangés, à l'époque où le divorce n'existait pas, à l'époque où le divorce était très mal vu, mais maintenant? Dans certains cas, on peut trouver des (mauvaises) excuses à l'adultère, voire même, dans certains cas extrêmes, des circonstances atténuantes. Par exemple (à classer dans la catégorie excuses ou circonstances atténuantes, selon l'austérité de votre morale), quand l'un des deux a tellement verrouillé l'autre financièrement que partir est très difficile, ou quand le couple est déjà fini et que l'on teste le nouvel être aimé. Mais, dans 90% des cas, c'est tout simplement inadmissible. Je ne parle pas, bien sûr, des couples libres où il est bien convenu, dès le départ, que chacun a le droit de coucher ailleurs, mais du véritable adultère, celui qui consiste à tromper son conjoint, lui mentir.

C'est vrai, quoi! Si on n'aime plus, s'il (elle) ne suffit plus, il faut avoir le courage et l'honnêteté, par respect pour l'amour qui a existé, par respect pour l'autre, de le dire, d'assumer et d'essayer de faire en sorte que cette séparation se passe le moins mal possible, comme des adultes.

C'est du simple bon sens, non?


J'étais comme ça, y'a 2 ans. Bon, j'essayais de ne pas émettre de jugement aussi définitif, mais c'était ce que je pensais au fond. En tout cas, clairement, l'adultère, c'était pas pour moi.


Et puis un jour, j'ai rencontré quelqu'un. Enfin, pas exactement, d'ailleurs. C'est comme ça qu'on présente habituellement les choses, mais c'est beaucoup plus insidieux que ça. L'expression exacte serait plutôt: un jour, je me suis rendu compte que j'éprouvais des sentiments forts, beaucoup trop forts, pour quelqu'un que je considérais comme un copain. Ca m'a fait un choc, je n'avais rien vu venir. Mais c'était déjà trop tard. Et mes sentiments étaient partagés.


La "moi" d'il y a 2 ans aurait dit "rien de plus simple, ça va faire un peu mal, mais il suffit de reculer". Mais non. Il y avait certainement d'autres choses dans ma vie qui ont fait que je n'ai pas pu reculer, mais c'est un fait, je n'ai pas pu. J'ai pu résister, j'ai pu souffrir, j'ai pu culpabiliser, mais pas reculer. J'avais l'impression de ne plus être maîtresse de moi-même.


Je n'ai pas "consommé", merci mon Dieu, si tu existes.

Mais je souffre.


La moi d'il y a 2 ans n'aurait pas compris. "Si tu l'aimes, pourquoi tu ne sors pas avec? Quitte ton mari, ce serait plus honnête, puisque tu ne l'aimes plus. Ok, c'est pas facile, mais tu lui dois, tu te dois bien ça"

Oui, mais...

Mais la moi d'il y a 2 ans n'imaginait pas qu'on pouvait aimer 2 hommes à la fois. C'était complètement inconcevable pour elle.

Et moi, maintenant, je comprends.

Je comprends qu'on peut aimer 2 hommes à la fois. Je comprends que l'amour que j'ai pour mon mari, le temps passé avec lui, le temps à construire avec lui est en concurrence avec la passion d'un nouvel amour. Et je comprends que le choix puisse être impossible.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

La problèmatique est rude !
Le déchirement que tu vis ou plutôt celui que tu as vécu ne doit pas être facile à vivre.

Pour ma part je dirais que je n'ai pas "la chance" de pouvoir vivre cela car je suis seul ...
Enfin j'espère trouver bientôt ma moitiée.

Valerie a dit…

Que je vis. Et non, c'est pas simple :)
Je me rassure en me disant que je ne suis pas seule, mais en fait, ça ne rassure pas...
Je ne pense pas qu'on trouve sa "moitié". On rencontre des gens et on choisit ou pas de construire quelque chose. J'envie les célibataires, parce qu'ils sont libres. Mais je sais qu'on envie surtout ce qu'on n'a pas. Les célibataires que je connais ne veulent pas profiter de cette liberté, ils cherchent à se caser... Etrange de ne jamais vouloir se contenter de ce qu'on a.