jeudi 13 mars 2008

incertitude

Quoi de plus insupportable que l'incertitude?
J'attends de savoir. Je cherche à deviner. J'imagine des scénarios. "Et s'il se passe ça, quelles conséquences? Et si c'est plutôt comme ça?"
Et ma tête bien trop petites pour toutes ces idées chauffe et repasse en boucle les hypothèses déjà imaginées, pour chercher la faille, pour imaginer d'autres conséquences à une conséquence déjà imaginée.
A quoi ça sert? A rien.
Ca fait du bien? Parfois.
Ca fait du mal? Souvent.

Pourquoi ne pas éviter d'y penser, alors? Parce que c'est impossible.

Il y a bien sûr la possibilité de se forcer à penser à autre chose, mais quand tout nous fait penser à l'objet de notre réflexion, on y revient toujours, sans s'en rendre compte.
Il suffit, grossière erreur, de se laisser aller.

Mais si on se force à longueur de journée à penser à autre chose, on y pense tout le temps.

Je ne suis pas encore prête à parler ici du principal sujet qui me préoccupe. Peut-être plus tard, dans un autre billet. Tout ce que je peux dire, c'est que j'y pense tout le temps. Et que tout le temps, c'est long.

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