lundi 21 avril 2008

Humeur et décadence

Ca fait au moins 3 jours que je me dis que je dois écrire sur mon blog, mais je ne sais pas quoi dire. Dans ces cas-là, quand rien ne vient, il parait qu'il faut se forcer à écrire, à écrire n'importe quoi, pour que l'inspiration vienne. Moi, je veux bien essayer, mais,franchement, je ne sais pas quoi dire. J'ai prit mon bloc dans les transports en communs, j'écris en attendant d'avoir quelque chose à dire, j'ai 2 mecs à côté de moi, style "jeunes cadres dynamiques", qui parlent de choses diverses, qui médisent sereinement sur Machin que l'un d'eux à croisé en train d'embrasser une autre femme "à pleine bouche", de Truc qui a fait telle connerie pour laquelle il pourrait être licencié pour faute lourde et de Chose qui est franchement en train de planter le projet. J'aurais presqu'envie de déclarer doctement que 85% de toutes les conversations non professionnelles sont couvertes pas ces 2 sujets: médire des autres et parler de soi. Bon, je n'ai pas trop envie de dire du mal des autres aujourd'hui, je vais donc parler de moi.
Commençons simple, puisque je ne suis pas inspirée. Comment vais-je?
Bon, ça ne doit pas être une question si simple que ça, puisque j'ai passé 30 secondes le crayon levé à essayer de répondre. J'en sais rien. J'aurais plutôt tendance à dire "mieux", car je n'ai plus cette impression de m'étouffer, de me noyer dans une mer (ou un lac, d'ailleurs, ça suffit bien pour se noyer) de souffrance. Mais parfois, j'ai des... "coups de blues" aussi fracassants d'inattendus. En 1 min, je suis au bords des larmes, comme si la rupture datait de quelques minutes auparavant. Difficile de comprendre ce qui cause ce changement soudain. Difficile de comprendre comment j'en sors. Difficile aussi de savoir quel est mon vrai moi en ce moment, si mon humeur est ensoleillée avec des pluies éparses ou pluvieuses entrecoupées de belles éclaircies.

Je fais beaucoup d'efforts. Je fais des efforts pour être plus présente à la maison, pas seulement physiquement, mais pour que mes pensées et mon coeur soient là aussi, près de mon mari.
Je fais beaucoup d'efforts également envers mon ami, j'essaye entre autres de bannir de mes pensées ce mot "d'amoureux" dont j'ai du mal à me débarrasser, j'essaye de le laisser plus respirer dans nos conversations, j'essaye de me faire à l'idée qu'il est casé. Et, pour autant, j'essaye de rester sincère. C'est pas facile, je craque un peu parfois, mais je fais des efforts.
J'essaye aussi d'avoir d'autres contacts, de me rapprocher des filles. Je me suis toujours mieux entendue avec les garçons mais j'ai réalisé que je me coupais de la moitié de la population. Je n'arrive pas à vraiment être proche des femmes, j'ai compris que je devais penser quelque part au fond de moi que je ne pouvais être proche que des hommes et c'est une connerie.

Mais bon, que tout ça est difficile!

Je pense que je suis le bon chemin: j'essaye de voir ce qui ne va pas dans ma vie, dans mon attitude, j'essaye de faire des efforts pour changer tout ça, j'essaye de garder les yeux et l'esprit ouverts pour voir les résultats et les autres pistes.
Mais que c'est difficile de prendre autant sur soi!

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